· 

Terrain de jeu

 

 

Quand je parle de terrain de jeu, je ne pense pas aux stades ou aux gymnases, mais aux Pyrénées. Plus précisément à la Bigorre, ce coin de montagne qui s’étend autour de Tarbes, Bagnères-de-Bigorre et jusqu’aux portes de Gavarnie. Ici, chaque sommet, chaque vallée, chaque torrent est une invitation à l’aventure. C’est mon terrain de jeu préféré, celui qui me fait vibrer, appareil photo en main.

 

 

 

 

(Photo : coucher de soleil sur le lac de Payolle. Grand angle 24 mm, ouverture f/8.)



 

 

La montagne comme décor vivant

 

 

La Bigorre, c’est d’abord un décor qui change sans cesse. Le Pic du Midi domine comme un phare, visible presque partout. Autour, les lacs d’altitude reflètent le ciel et les forêts profondes gardent une atmosphère mystérieuse. J’aime m’y promener avec mon boîtier photo, car la lumière joue un rôle essentiel : un rayon qui perce entre les troncs, un nuage qui accroche une arête, et le paysage se transforme.

 

En automne, les hêtres s’embrasent, la forêt devient un océan de roux et d’or. En hiver, la neige recouvre tout d’un silence presque religieux. Au printemps, ce sont les prairies qui explosent de couleurs. Chaque saison offre une nouvelle palette à photographier, et c’est ce qui rend ce terrain de jeu inépuisable.

 

 

Le Parc national, sanctuaire sauvage

 

 

Ici commence le territoire protégé : le Parc national des Pyrénées. C’est un refuge pour une faune discrète mais bien présente. L’isard, élégant et agile, se laisse parfois observer au détour d’une crête. Plus haut, l’aigle royal plane, immense et silencieux.

 

Photographier la faune demande patience et respect. On s’installe, on observe, on attend. Souvent, on repart sans image, mais chaque rencontre reste gravée. Ce sont des instants rares, presque intimes, entre l’homme et la montagne.

Les fleurs, la vie des hauteurs et des vallées

 

Dès que la neige recule, les prairies d’altitude se couvrent de fleurs. C’est un monde miniature que l’on découvre en prenant le temps de s’agenouiller : gentianes d’un bleu profond, lys martagon aux pétales recourbés, orchidées sauvages presque cachées dans l’herbe. Mais ce jardin naturel n’appartient pas qu’aux fleurs. Papillons azurés, criquets et abeilles butinent, tandis que les marmottes sifflent au loin pour prévenir d’un intrus. Plus haut, il n’est pas rare d’apercevoir un vautour fauve qui plane, surveillant les vallées avec une majesté tranquille.

C’est le moment où j’aime changer de regard et passer en macrophotographie. À travers le viseur, une simple fleur ou un insecte devient un univers, une sculpture fragile mise en lumière par le soleil. La montagne révèle alors sa délicatesse, entre force brute des sommets et finesse de ces vies discrètes qui l’habitent.

Un terrain de jeu sans fin

 

 

Pour moi, la Bigorre est un terrain de jeu infini. On y marche, on y respire, on y photographie, on y rêve. Chaque sortie est différente, chaque photo raconte une histoire. Ici, je ne cherche pas seulement de belles images : je cherche des émotions.

 

La montagne n’est pas qu’un décor. Elle est vivante, changeante, imprévisible. Elle nous dépasse et nous ramène à l’essentiel : prendre le temps de regarder, de sentir, d’écouter. Dans ce terrain de jeu, je retrouve toujours l’enfant curieux qui veut explorer le monde.


Écrire commentaire

Commentaires: 0

news / événements


 Résultat Concours Fédération Photographique de France

- Régionale 2024 - image projetée  Monochrome

8 ème place - classement auteur

 

- Régionale 2024 - image projetée  Couleur

29 ème place - classement auteur

10 ème place - classement œuvre / coup de cœur juge : Photo ' Rider '

 


Benjamin G.

English spoken



© 2014 by Benjamin G. Tous droits réservés. "En application du code de la propriété intellectuelle le Site et les photographies sont une propriété exclusive de Benjamin G. D'une manière générale, Benjamin G. accorde un droit gratuit, personnel, non-exclusif et non-transférable d'accès et d'utilisation du Site, tout autre droit étant expressément exclu sans l'accord préalable écrit de Benjamin G."